RECIF

Ces femmes qui font RECIF

Les femmes qui font RECIF font preuve d’une force et d’un courage impressionnants

Chaque jour nous assistons à des petites révolutions, des expériences collectives transformatrices, qui représentent autant d’opportunités d’action concrètes pour une société plus ouverte et inclusive.

RECIF a la chance d’avoir des dizaines d’ambassadrices qui témoignent et promeuvent une image des femmes et des enfants issu.e.s de l’immigration positive, proactive qui les mette au centre de leur vie et de leurs choix.

RECIF est une histoire vivante et foisonnante où l’expertise, les témoignages et l’engagement s’unissent depuis plus de 30 ans pour bâtir un avenir inclusif et solidaire. 

Retrouvez ici quelques-uns de ces témoignages.

Moi qui suis timide, je me suis sentie tout de suite bien chez RECIF 
Ayla Yurtsever - 51 ans – Turquie

Je me suis installée en Suisse en 2001, après mon mariage. Mon époux y vivait depuis quelques années déjà et je n’ai pas hésité à le rejoindre. Je ne parlais alors pas un mot de français. J’ai commencé à suivre des cours de français chez RECIF dès mon arrivée.

L’association se trouvait encore à Serrières à l’époque. Moi qui suis timide, je me suis sentie tout de suite accueillie. Quelle bonheur d’être entourée de femmes si bienveillantes!

Durant toutes ces années, je n’ai pas seulement suivi des cours : je me suis aussi inscrite aux ateliers tricot, les Cafés Blabla, etc. Pendant ce temps, mes deux enfants m’attendaient à l’Espace-Enfants, un espace de garde non payant mis à disposition par RECIF. Pour eux, cela a été l’occasion de pratiquer le français avant d’entrer à l’école.

Mes rêves? Fleuriste de formation, je cherche aujourd’hui un poste stable. Mes enfants sont grands et j’aimerais vendre des plats turcs, un peu à l’image d’un service traiteur.

J’ai quitté mon pays à cause de la guerre il y a bientôt sept ans. J’ai choisi comme destination la Suisse, car j’avais vu des images à la télévision et cela me plaisait. Avant de nous installer à La Chaux-de-Fonds, nous avons vécu un temps à Couvet, puis à Neuchâtel.

Pour moi, RECIF est important à plus d’un titre : je continue à y apprendre le français, mais j’ai aussi intégré l’équipe de l’Espace-Enfants et suivi la formation d’aide-ménagère, qui permet ensuite d’accéder à une bourse d’emploi gérée par RECIF. Grâce à l’association, j’ai trouvé du travail.

C’est précieux, ce soutien-là. J’espère à l’avenir avoir davantage de ménages à faire. Et puis, je veux aussi continuer à suivre les cours de français et à profiter des activités proposées, comme les balades et les visites de musée que j’apprécie tout particulièrement.

Ma mère, ma sœur et moi avons quitté le Portugal il y a cinq ans pour rejoindre mon père qui travaillait en Suisse depuis quelque temps. Les débuts ont été difficiles : j’ai dû quitter mes amies et, n’étant plus dans le circuit scolaire, je me suis retrouvée souvent seule.

C’est dans le cadre de mon année de préapprentissage au CPLN que j’ai découvert RECIF. J’ai eu la chance de pouvoir y faire mon apprentissage d’assistante socio-éducative à l’Espace-Enfants. Habituellement, l’association ne prend pas d’apprentie, mais les responsables se sont battues pour que je puisse commencer.

Je me sens très bien à l’Espace-Enfants : je perfectionne mon français tout en travaillant dans un cadre exceptionnel avec des enfants du monde entier. Il faut s’adapter, communiquer autrement parfois, et c’est enrichissant.

Pour la suite, j’hésite encore sur la voie à suivre. J’aimerais peut-être accompagner des personnes âgées. Cet été, en tout cas, je vais continuer à travailler à RECIF, cette fois comme bénévole.

Après avoir travaillé comme diplomate en Colombie et en Russie, j’ai déménagé en Espagne pour me spécialiser en marketing digital. En 2013, mon mari a été engagé par une entreprise locale et nous nous sommes installés à La Chaux-de-Fonds.

Je me sens très attachée à RECIF : je me suis sentie accueillie et j’y ai partagé mon vécu de femme migrante. J’y ai rencontré des femmes d’origines et de cultures différentes, avec des parcours riches et variés. J’y ai perfectionné mon français et découvert la Suisse grâce à des ateliers comme La Suisse et moi.

Par la suite, j’ai donné des cours d’informatique pour débutantes. Aujourd’hui, je fais partie du groupe communication. Mon rêve ? Ouvrir une société de consulting dans laquelle je pourrais mettre à profit mes compétences professionnelles tout en ayant le luxe de m’occuper de mes deux enfants.

Je suis arrivée en Suisse avec mon époux et nos enfants en 2003 pour fuir la guerre en Irak. Je ne parlais pas un mot de français. Grâce à RECIF, j’ai pu apprendre la langue et rencontrer de nouvelles personnes en participant à de nombreuses activités : Cafés Blabla, yoga, couture, sorties culturelles, spectacles, fêtes de l’association…

À RECIF, il y a toujours quelque chose à faire ! Pour moi, c’est précieux. En tant que femme au foyer, cela m’a permis de créer des liens et de m’intégrer petit à petit. Aujourd’hui, je continue à améliorer mon français.

Mes cinq enfants ayant grandi, j’aimerais trouver du travail, par exemple dans le domaine du nettoyage.

Mes parents ont quitté le Sri Lanka pour fuir la guerre il y a presque vingt ans. Je suis née en Suisse. Mon pays d’origine, je le connais surtout pour y être allée trois fois en vacances.

Mes premiers souvenirs de RECIF datent de mes sept ans : pendant que ma maman suivait ses cours de français, ma sœur, mon frère et moi allions à l’Espace-Enfants. Nous adorions y aller. Cela nous permettait aussi de rencontrer d’autres enfants et d’autres familles alors que mes parents avaient peu de contacts au début.

Au fil des années, j’ai aussi participé aux soirées cinéma organisées par l’association. On y visionnait des films sur des femmes du monde entier.

Depuis trois ans, je suis bénévole à RECIF, en parallèle de mes études gymnasiales. Je travaille soit à l’Espace-Enfants, soit dans les activités pour les femmes. Je m’engage parce que je m’y sens bien et que j’aime cet esprit de partage.

Mon rêve ? Devenir enseignante et transmettre aux enfants tout ce que j’ai appris ici, un peu dans la continuité de ce que j’ai trouvé à RECIF.

D’origine palestinienne, je viens de Syrie où j’étais assistante en décoration, un métier qui a beaucoup compté pour moi. En 2013, mon mari et moi avons quitté le pays pour nous installer en Suisse avec nos quatre enfants. Nous avons laissé derrière nous nos familles dans un pays en guerre. Cela a été une période difficile. Recif a été d’une grande aide : c’est devenu ma deuxième famille et, petit à petit, les souvenirs liés à la guerre se sont estompés.

D’un naturel timide, je me suis tout de suite sentie à l’aise dans ce cadre essentiellement féminin : entre femmes, on se comprend, on a les mêmes préoccupations. J’y ai appris à écrire le français et surtout à le pratiquer grâce aux Cafés blabla ou aux tandems. Mais Recif, c’est plus que ça : les cours proposés permettent de comprendre la vie dans sa globalité, que ce soit lors des modules d’informatique, des ateliers peinture… Tout est complémentaire.

Mon rêve ? Ce serait de parler couramment le français et de continuer à lier des amitiés sincères.

En 2008, à mon arrivée à Colombier, j’avais vingt ans d’expérience professionnelle en comptabilité et aucune en français. Recif m’a aidée à apprendre la langue et mes compétences y ont été reconnues : j’ai donné des cours de point de croix ainsi que d’espagnol en tant que bénévole ; j’y ai même été vérificatrice de comptes.

Pour moi, Recif, c’est un peu une grande famille qui m’a permis de m’intégrer dans le pays. Fin 2016, j’ai ouvert mon entreprise de comptabilité. Je me suis petit à petit fait des clientes, dont Recif qui m’a engagée comme comptable salariée.

Mon rêve ? Ce serait de continuer sur la lancée pour assurer l’avenir de ma famille. Pouvoir exercer ma profession ici, en Suisse, c’est une chance inestimable.

Un tout GRAND merci à ces « Femmes qui font RECIF » pour avoir partager leur vécu et leurs rêves…

Si vous désirez soutenir RECIF et obtenir la version papier de ces portraits de femmes, les livres sont à vendre à l’accueil de RECIF aussi bien à Neuchâtel qu’à la Chaux-de-Fonds pour le prix de CHF 12.-

L’exposition « Ces femmes qui font RECIF » a vocation à tourner en Suisse romande. Si vous êtes intéressé, merci de nous contacter.

Et découvrez également le magnifique témoignage de Yolanda, enregistré à l’occasion du congrès de sociologie de juin 2021.