RECIF

30 ans d'engagement et de soutien

1990 - 1997
Les premières fondations

Début 1994 – Le déclencheur

À Neuchâtel, deux requérantes d’asile et deux assistantes sociales unissent leurs forces.
Elles constatent l’urgence d’un lieu réservé aux femmes : un espace sécurisé, interculturel, avec cours de français et garde d’enfants.
Elles s’inspirent des modèles lausannois et genevois pour imaginer une structure locale.


Printemps 1994 – Le projet prend forme

Le groupe s’agrandit rapidement : bénévoles, femmes concernées, soutiens financiers.
• Mai 1994 : premiers cours de français et cours de santé
• 1er juin : assemblée générale constitutive.
• 14 septembre : rencontre publique pour identifier besoins et futures activités.
Naissent alors : 5 cours de français, ateliers de couture, de gymnastique, et de découverte de la région.

L’aventure RECIF commence.


1994–1997 – Les premiers lieux, les premiers succès

• Installation à l’ancienne Brasserie Müller.
• Avril 1995 : déménagement au Passage Max-Demeuron 8.
• 1995 : Prix « Salut l’étranger » du Canton de Neuchâtel.
• Février 1996 : engagement d’une première animatrice-coordinatrice.
• 1997 : installation dans l’Ancien Cercle de Serrières.
L’association se structure, les bénévoles se multiplient, des activités culturelles et des participations publiques s’intensifient (Journée des réfugié-es, Semaine d’action contre le racisme).

2000–2003 – Naissance de Haut-RECIF

Une étude démontre la nécessité d’un espace similaire à La Chaux-de-Fonds.
• 2000 : mandat du Conseil d’État pour développer un pôle dans le haut du canton.

• 4 février 2003 : création de Haut-RECIF, qui ouvre à la rue du Doubs 32, grâce à une forte implication bénévole.

Les deux associations collaborent, tout en restant indépendantes.

2008 – Une fusion décisive

Le 2 octobre 2008, RECIF et Haut-RECIF fusionnent.
Un seul nom, un seul logo, un seul comité pour toute la structure cantonale.
Le défi : unifier l’offre tout en respectant les spécificités locales.

2011 – Un nouveau lieu pour Neuchâtel

RECIF Neuchâtel s’installe à la rue de la Cassarde 22, dans un espace plus adapté.
Le réseau de bénévoles s’élargit, les formations se renforcent, le secteur enfants se professionnalise et se développe.

RECIF fait évoluer sa vision : de l’interculturalité à la transculturalité.
L’intérêt est de mettre l’accent non seulement sur les ponts entre cultures, mais aussi sur le passage, la traversée de ces ponts et les dynamiques qui s’y jouent.
Les cultures et les personnes ne sont pas statiques : elles évoluent et se transforment au contact des unes et des autres.
La transculturalité est l’approche qui entre en résonance avec ce que RECIF cherche à développer.

Moments-clés :
• 2010 : publication du livre Femmes de cœur et d’épices.
• 2014 : exposition Derrière la migrante, la femme.
• 2016 : lancement de TandemA (mentorat entre femmes migrantes).
• Dès 2017 : engagement croissant de participantes comme bénévoles.
• 2020 : adoption de nouveaux statuts reflétant ces évolutions.

Un pilier essentiel – Le secteur enfants

Depuis les débuts, RECIF accueille les enfants pour permettre aux mères d’apprendre et de souffler.
Points marquants :
• Développement d’une pédagogie centrée sur la séparation progressive mère-enfant.
• Stimulation du langage et éveil au français.
• CD interculturel Chansons d’ailleurs, enfants d’ici (2011).
• Création d’ateliers préscolaires dès 2008–2009.
• Publication en 2019 d’une ligne pédagogique complète accessible au public.

Ce secteur devient une marque de fabrique de RECIF.

2012-Aujourd’hui – L’implication citoyenne comme moteur.

RECIF développe l’engagement bénévole comme outil d’intégration et de citoyenneté active.
Les femmes passent de participantes à actrices : prises de parole, co-animation, projets publics, représentations lors d’événements.
Un projet clé : Migrantes et citoyennes actives, soutenu par la Confédération.

Rencontres internes, espaces d’échanges entre participantes, bénévoles et salariées, naissance de nouveaux groupes de travail, consolidation de la cohésion interne.

Si RECIF d’aujourd’hui tend inévitablement à se professionnaliser en raison de sa croissance et des besoins plus spécifiques et complexes auxquels devoir répondre, elle a fait le choix de rester avant tout une association porteuse de ses valeurs citoyennes. 

RECIF reste un lieu où l’on construit ensemble.

Aujourd’hui, 30 ans de parcours, et toujours en mouvement

RECIF, c’est :
• Un lieu d’accueil vivant et en transformation
• Un carrefour de compétences issues de la migration
• Une approche participative et transculturelle
• Une association citoyenne, avant tout

L’histoire continue… et s’écrit chaque jour avec les femmes qui franchissent nos portes.